Nageur dans les frondaisons glauques
de l'éternelle forêt
en ce mur aérien
mémoire d'ombres pâles
quelque noce célébrant,

La lumière qui rasa les monts
lèche ta robe de sang,
de tes mains échappé, le Temps
te bande les yeux, t'emplit
la bouche de mort.

Verte mousse une mer
épaisse dans ton cœur
te submerge, une ivresse
descend comme une fée
le long de ta silhouette qui fuit.

Guy Cabanel
extrait de "Sous l'œil du chamane"
inédit