Les nuages

Chevauchés vibrent,

Tristes gorges

Ternes, miaulent.


Là-haut le vent

Mordu secoue

Sa colère mouillée

Sa moue ruinée.


La nuit royale sans

Palabre ni

Chenilles frise

Le feu qui la meut.


C’est une musique à côté

Chantée dans l’eau des forêts,

Vapeur couchée

Aux lèvres rompues.


Un saut

De carpe fleurie

Enchante la

Maison du voyageur.

Guy Cabanel  (extrait du recueil inédit "Illisible")