A perte de vue plate terre, mélodie en forme

d'oiseau ou de faux, sans entraves, sans monts ni forêts ni mers,


Dans l'imprécis blanc la vue perdue en mouvances fanées, par le son portée de triste en facile agonie, s'étiole


Et sur un sanglot les danseurs sans contours, heureux rescapés jouent, follets, sur les claviers de l'orgue aux brumes emprunté,


Vêtement de l'oubli, la neige de ses bouches glacées caressant la terre, sans mot dir va dans la mémoire effacer son feu sourire peint,


Le vent dans l'air calme pincé, enfin s'étire


Léchant une corde

de viole

sous la neige.

Extrait du recueil "Le verbe Flottant", chez Quadri