Poursuite de poissons, lèvres de moutons


   L'ODEUR DE TA PUDEUR

La pudeur du soir que traverse
l'oiseau repu,
l'enjeu sur l'eau
délivrant la main scellée qui bat,
coulent, saphirs.

Fulgurante et noire,
nasse?

Bleu rauque,
l'épaisseur du trait
lancé dans le dos,
le bas sauvage
où souffrent les pudeurs.

Fausse biche,
l'air gratte le front,
fers ensablés.

Ton sang expira-t-il
des sueurs mandchoues?

Chiens,
strix,
mordus de terre
au pied des persicaires,
fleurs du dégoût.

La folie courte
         froisse l'oeil,
entre deux soies,
fournaise des pudeurs.

Guy Cabanel, extrait du recueil "Odeurs d'amours", chez Eric Losfeld